STEPHEN KING au CINEMA ! ! !

STEPHEN KING au CINEMA ! ! !
On s'attarde aujourd'hui sur les adaptations au cinéma des romans du maître de l'épouvante, STEPHEN KING.



Introduction

S'il y a bien un auteur qui soit régulièrement adapté sur le grand écran, c'est bien Stephen King. De "Carrie" à "Shining", de "Christine" à "Dead Zone", en passant par "Dreamcatcher" ou "La Part des Ténèbres", il n'est pas un roman, ou presque, qui n'ait eu droit à sa transposition, la plupart du temps par de grands cinéastes tels que De Palma, Kubrick, Carpenter, Cronenberg ou encore Romero. Si l'on ajoute en plus les innombrables adaptations pour la télévision, ainsi que els travaux originaux, l'½uvre de Stephen King sur pellicule est tout aussi riche, si ce n'es tplus, que celle au format papier. Il était donc peut-être nécessaire de faire le point sur une ½uvre riche, pas toujours gâtée - il faut bien l'avouer - par les transpositions sur les petit et grand écrans.

Dans les pages qui vont suivre, je vous propose tout d'abord d'an apprendre un peu plus sur l'auteur à travers une courte biographie, avant d'enchaîner dans une deuxième partie sur la liste des adaptations proprement dites. Je terminerai en parlant des caméos de Stephen King, avant de conclure sur mes autres travaux n'étant pas directement tirés de son ½uvre.


Cependant, loin de moi l'idée de rédiger une biographie complète de Stephen King, ni critiquer une à une chaque adaptation des romans du "King" de l'Horreur, travail ô combien fastidieux et pas forcément intéressant. Surtout que d'autres l'ont fait mieux que je ne le ferais moi. J'y ai inclus toutefois des "critiques express" pour certains titres.


Biographie (succincte) de l'auteur

Stephen King est né le 21 Septembre 1947 à Portland, dans le Maine (USA). C'est la découverte de vieux manuscrits de son père (un marin les ayant abandonnés, lui, son frère et sa mère) dans une malle trouvée au grenier de la maison familiale qui va le pousser vers l'écriture. Aujourd'hui, il est considéré, à juste titre, comme l'un des meilleurs écrivains de romans fantastiques et d'horreur, aux côtés de ses amis Clive Barker, Peter Straub ou encore Dean Koontz. Son ½uvre est riche d'une quarantaine de romans – certains écrits sous le pseudonyme de Richard Bachman - et plus d'une centaine de nouvelles (certaines non publiées), sans compter ses contributions à des scénarios de films ou de séries TV ! Chacun de ses nouveaux ouvrages est accueilli chaque fois avec engouement par la critique et le public. Devant ce succès littéraire qui ne se dément toujours pas, il n'en fallait pas plus à Hollywood pour lui faire les yeux doux. C'est ainsi qu'en 1979 sort dans les salles obscures l'adaptation de son premier roman à succès, CARRIE AU BAL DU DIABLE, signé par un non moins grand réalisateur, Brian de Palma. Suivront de multiples autres adaptations, au cinéma ou à la télévision, parfois réussies – quand elles sont signées de grands cinéastes tels que John Carpenter, David Cronenberg, Rob Reiner ou encore Frank Darabont -, parfois mitigées (LE FLEAU, IT), parfois franchement ratées (DREAMCATCHER).
Marié à Tabitha Jane-France le Sapin (également écrivain) depuis 1971 et père de trois enfants, le "King" est resté très simple. Il vit à Bangor (Maine, USA) et est très proche de ses habitants. Créateur et propriétaire d'une station de radio locale (la WZON), il est également entraîneur d'une équipe de base-ball locale et joue dans un groupe de rock, les Rock Bottom Reminders. Malheureusement, Stephen King est atteint d'une grave maladie qui lui trouble petit à petit la vision. C'est son infirmité qui l'a ainsi poussé à achever récemment le cycle de la Tour Sombre (par peur de devenir complètement aveugle), considéré par ses fans – et par lui-même - comme sa meilleure histoire. Heureusement, pour lui et pour ses lecteurs, Stephen King voit encore très bien. Pour preuve, il vient d'achever un nouveau roman ("Cellulaire") et un autre est en route ("The Colorado Kid"), tandis que d'autres adaptations sont d'hors et déjà prévues (une série TV inspirée de "Rêves et Cauchemars" et une version ciné de "La Petite Fille qui Aimait Tom Gordon" par son ami George A. Romero notamment).

Aparté : le mystère Bachman

C'est en 1977 que sort le premier roman de cet écrivain alors inconnu, "Rage". Suivent "Marche ou Crève" (1979), "Chantier" (1981), "Running Man" (1982) et "La Peau sur les Os" (1984). En 1985, toutefois, un jeune étudiant en Droit découvre le pot aux roses : Stephen King et Richard Bachman ne sont qu'une seule et même personne ! C'est donc après la parution de "La Peau sur les Os" que la vérité éclate au grand jour. La réaction est immédiate : le roman, qui s'était vendu jusque là à 28000 exemplaires, a très vite multiplié ses ventes ! En outre, cette mésaventure servira de trame pour l'écriture de "La Part des Ténèbres".
L'usage de ce pseudo permettait en fait à King de publier ce qu'il voulait sans pression de son éditeur. L'auteur a aussi utilisé ce pseudo pour ne pas trop inonder le marché avec des romans à son nom.
Malgré la révélation de la "supercherie", Stephen King n'a pas abandonné Richard Bachman. C'est ainsi qu'en 1996 est sorti à titre posthume "Les Régulateurs". La note de l'éditeur, au début du livre, nous apprend que Richard Bachman est mort d'un cancer en 1985, et que sa veuve retrouva en 1994 un de ses manuscrits non publiés au fond d'une malle : celui des "Régulateurs". Cette histoire de ville assiégée par des tueurs en fourgons comporte d'ailleurs des similitude avec "Désolation", un roman de Stephen King sorti simultanément, en Octobre 96.


Son oeuvre et les adaptations au cinéma et à la TV

Vous trouverez une "simple" liste des ½uvres de Stephen King (par ordre chronologique) accompagnées du titre de leur adaptation ciné et/ou TV si elle existe.

1974
Carrie ROMAN
CARRIE AU BAL DU DIABLE (Brian de Palma 1979)
CARRIE (David Carson 2002) TV

1975
Salem ROMAN
LES VAMPIRES DE SALEM (Tobe Hooper 1975)
SALEM'S LOT (Mikael Salomon 2004) TV

1977
Shining l'Enfant Lumière ROMAN
SHINING (Stanley Kubrick 1980)
STEPHEN KING'S SHINING (Mick Garris 1997) TV
Rage ROMAN (R. Bachman)

Critique express : SHINING (Stanley Kubrick, 1980)
Le cinéaste a réussi à se réapproprier une histoire somme toute banale (une famille aux prises avec un hôtel hanté) pour la transcender et en faire le chef-d'½uvre que l'on connaît. SHINING est un film qui m'a marqué par son ambiance oppressante ("REDRUM ! REDRUM !") où l'angoisse atteint des sommets rarement vus dans un long-métrage (la scène de l'ascenseur, celle de la chambre 313 avec la vieille femme...). Nicholson y est magistral et incarne la folie comme personne. Un film qui donne la trouille, la vraie. Seul reproche : le peu de fidélité au livre.
Ma note 9/10

1978
Danse Macabre RECUEIL
- Celui qui Garde le Ver
- Poste de Nuit
LA CRÉATURE DU CIMETIÈRE (Ralph Singleton 1990)
- Une Sale Grippe
NIGHT SURF (Peter Sullivan 2002) COURT-METRAGE
- Comme une Passerelle
- La Presseuse
THE MANGLER (Tobe Hooper 1995)
- Le Croque-mitaine
THE BOGGEY MAN (Jeffrey C. Shiro 1982)
- Matière Grise
- Petits Soldats
- Poids Lourds
MAXIMUM OVERDRIVE (Stephen King 1986)
TRUCKS (Chris Tomson 1997)
- Cours, Jimmy, Cours
VENGEANCE DIABOLIQUE (Tom McLoughlin 1990) TV
- Le Printemps des Baies
STRAWBERRY SPRING (Doveed Linder 2001) COURT-METRAGE
- La Corniche
CAT'S EYE (Lewis Teague 1985)
- Desintox, Inc.
CAT'S EYE (Lewis Teague 1985)
- La Pastorale (Travaux des Champs et des Jardins)
LE COBAYE (Brett Leonard 1992)
L'Homme qu'Il Vous Faut
I KNOW WHAT YOU NEED (Shaun S. Lealos 2005)
- Les Enfants du Maïs
DISCIPLES OF THE CROW (John Woodward 1983)
LES DÉMONS DU MAÏS (Fritz Kiersch1984)
- Le Dernier Barreau de l'Échelle
THE LAST RUNG ON THE LADDER (Jim Cole & Daniel Thron 1987)
- L'Homme qui Aimait les Fleurs
- Un Dernier pour la Route
- Chambre 312
THE WOMAN IN THE ROOM (Frank Darabont 1983)
LA FEMME DANS LA CHAMBRE (Damien Maric 2005) COURT-METRAGE


Critique express : LES DÉMONS DU MAÏS (Fritz Kiersch, 1984)
A partir d'une nouvelle assez nauséeuse de King, l'inconnu Fritz Kiersch nous propose un film tout aussi malsain, puisque les meurtriers de tous les adultes d'une petite ville sont des enfants, adorateurs d'une entité démoniaque cachée dans les champs de maïs. On pense fortement aux VILLAGE DES DAMNES ou encore à L'INVASION DES PROFANATEURS DE SEPULTURES. Toutefois, LES DEMONS DU MAIS, malgré quelques bonnes idées, n'atteint pas les cheville des 2 films précédemment cités. Malgré un bon potentiel de départ, la réalisation est assez molle et génère de rires plus que de la peur. Pourtant, sporadiquement, il y a une tension palpable, semblable à celle qui baigne MASSACRE A LA TRONCONNEUSE par exemple. Jusqu'à la toute fin, on se demande notamment si les enfants sont maîtres de leurs actes (bien que guidés par une chef spirituel, Malachai) ou bien effectivement manipulés par une force qui les dépasse comme le prétendent certains d'entre eux.
Toutefois, au final, tout ça ne décolle jamais. A noter la composition crispante de Linda Hamilton, passant son temps à crier et à se faire attraper par les sales mômes, sans jamais opposer une quelconque résistance. Une figuration qui fera rire aux éclats – ou navrera – les fans de Sarah Connor.
Ma note 4/10

Critique express : LA CRÉATURE DU CIMETIÈRE (Ralph Singleton, 1990)
"Poste de Nuit" est une petite nouvelle certes sympathique, mais pas franchement inoubliable non plus. Pourtant, Ralph Singleton a réussi à un tiré un long-métrage horrifique réussi, si on tient compte de son budget ridicule. Le principal atout du réalisateur est ainsi d'avoir su tirer parti du script, instaurant une ambiance poisseuse et malsaine, tant la description de la petite ville minière où se tient l'histoire que dans celles de ses "héros" loin d'être beaux, propres et tous gentils. Brad Dourif y trouve d'ailleurs encore un rôle cher à sa filmo : celui d'un taré complet. Quant à la créature, compte tenu donc du budget, le réalisateur a eu l'idée de génie de ne presque pas la montrer, sinon ici une patte, là une ombre menaçante. Forcément, le film y gagne en trouille et en tension. Au final donc, LA CREATURE DU CIMETIERE est une bonne surprise, éloignée de toute prétention ou ambitions démesurées, sinon celle de faire passer un bon moment d'horreur.
Ma note 7/10

1979
L'Accident ROMAN
DEAD ZONE (David Cronenberg 1983)
Dead Zone (Michael & Shawn Piller) SERIE TV
Marche ou Crève ROMAN (R. Bachman)

Critique express : DEAD ZONE (David Cronenberg 1983)
Obsession de la chair, mutations, difformités, sexualité hors normes, manipulations du mental sont des thèmes que nous retrouvons tout au long de l'½uvre de Cronenberg depuis ses débuts : dans FRISSONS en 1976, puis RAGE l'année suivante et enfin CHROMOSOME 3 en 1979. Pourtant, pour son film suivant, Cronenberg décide d'adapter l'un des romans de Stephen King, "L'Accident", qui semble assez éloigné des prédilections du cinéaste. Un roman au titre évocateur, puisque le film apparaît comme un accident de parcours, en somme. Il en tire ainsi un film magnifique – la photographie est sublime –, une sorte d'enquête policière mâtinée de fantastique (le personnage de Johnny Smith possède des dons de voyance). C'est d'ailleurs le personnage de Johnny, être fragile traumatisé par un accident de voiture, que l'on retient particulièrement, car incarné par le singulier Christopher Walken. Par ailleurs, les fans du metteur en scène canadien seront également ravis, le film ne détonant pas, finalement, dans la filmographie de son auteur. C'est ainsi que les obsessions de Cronenberg resurgissent parfois au coin d'un plan, tel celui où un assassin se suicide pour échapper à la justice en s'empalant la bouche sur une paire de ciseaux. Par le respect du matériel d'origine (malgré les coupes), DEAD ZONE est une adaptation très réussie du roman éponyme. En tant que film à part entière, c'est une ½uvre d'une rare intensité dramatique et un des plus beaux - si ce n'est le plus beau - longs-métrages du réalisateur canadien.
Ma note 9/10

1980
Charlie ROMAN
CHARLIE (Mark L. Lester 1984)
Anatomie de l'Horreur ESSAI

1981
Chantier ROMAN (R. Bachman)
Cujo ROMAN
CUJO (Lewis Teague 1983)
Le Talisman des Territoires ROMAN
BLACK HOUSE (Akiva Goldsman 2006)

1982
Running Man ROMAN (R. Bachman)
RUNNING MAN (Paul Michael Glaser 1987)
Différentes Saisons RECUEIL
- Un Élève Doué
UN ÉLÈVE DOUÉ (Brian Singer 1998)
- Le Corps
STAND BY ME (Rob Reiner 1983)
- Rita Hayworth et la Rédemption de Shawshank
LES ÉVADÉS (Frank Darabont 1994)
- La Méthode Respiratoire

Critique express : LES ÉVADÉS (Frank Darabont, 1994)
A travers cette histoire d'amitié au sein du milieu carcéral américain des années 50, Frank Darabont signe avec LES EVADES l'une des plus de belles et des plus fidèles adaptations d'une histoire de Stephen King, à la fois pudique et sincère.
Ma note 9/10

1983
Christine ROMAN
CHRISTINE (John Carpenter 1983)
Simetierre ROMAN
SIMETIERRE (Mary Lambert 1989)

1984
La Peau sur les Os ROMAN (R. Bachman)
THINNER (Tom Holland 1996)
Peur Bleue NOUVELLE
PEUR BLEUE (Daniel Attias 1985)


1985
Brume RECUEIL
- Brume
- En ce Lieu, des Tigres
- Le Singe
- La Révolte de Caïn
- Le Raccourci de Mme Todd
- L'Excursion
- Le Gala de Noces
- Paranoïa : une Mélopée
PARANOÏD (Jay Holben 2000) COURT-METRAGE
- Le Radeau
CREEPSHOW 2 (Michael Gornick 1988)
- La Machine Divine à Traitement de Texte
Les Contes de la Nuit Noire (1985) SÉRIE TV
- Le Chenal
- Sables
- L'Homme qui Refusait de Serrer la Main
- Nora
- L'Image de la Faucheuse
- Le Camion de l'Oncle Otto
- Le Goût de Vivre
- Mémé
La Quatrième Dimension (1985) SÉRIE TV
- Où l'On Lave son Linge Sale en Famille
- La Ballade de la Balle Élastique



Critique express : CREEPSHOW 2 - Segment "Le Radeau" (Michael Gornick, 1988)
Quatre jeunes gens vont au bord d'un lac. Ils organisent une course jusqu'à un radeau situé au milieu du plan d'eau. Arrivés sur le frêle esquif, ils se rendent alors compte qu'une étrange nappe de liquide inconnu flotte dans l'eau, dévorant tout ce qui passe à sa portée... Si le film CREEPSHOW 2 est raté dans l'ensemble, le segment nommé "Le Radeau" est de loin le plus réussi de tous. La nouvelle est respecté en tous points (exceptés les couples, ici bizarrement inversés), et en outre, ce segment nous gratifie de plans gore fort réjouissants (et de la poitrine avantageuse de l'une des actrices). La fin aussi, à l'image du matériau d'origine, est vide de tout happy end et fait preuve d'un humour noir bienvenu.
Ma note 7/10

1986
Ça ROMAN
"IL" EST REVENU (Tommy Lee Wallace 1990)

Critique express : "IL" EST REVENU (Tommy Lee Wallace, 1990)
Mon livre préféré de l'auteur (si l'on excepte la Tour Sombre). J'avoue avoir été grand fan de cette adaptation étant gamin. L'ayant revu récemment, je trouve qu'elle vieilli assez mal. Autant la première partie, qui revient sur l'enfance des héros dans les années 50, est proprement jubilatoire, autant la seconde, où ils sont devenus adultes, est chiante à en mourir. Pourtant, les acteurs sont bons, avec une mention spéciale pour Tim Curry en Grippe-Sou le Clown. Mais le script passe sur tellement d'éléments, en plus de les édulcorer, qu'on en peut être que frustrés. Dommage.
Ma note 5/10

1987
Les Yeux du Dragon ROMAN
Les Tommyknockers ROMAN
LES TOMMYKNOCKERS (John Power 1993) TV Misery ROMAN
MISERY (Rob Reiner 1990)

Critique express : MISERY (Rob Reiner 1990)
Dans son roman, Stephen King s'interroge sur l'amère rançon de la gloire, un thème qu'il reprend peu de temps après dans "La Part des Ténèbres" et plus tard dans "Sac d'Os".
Le réalisateur Rob Reiner en tire un huis-clôt oppressant, où chaque scène offre un suspens intenable. En effet, le personnage d'Annie Wikes, incarnée par l'épatante Kathy Bates (qui tient là son meilleure rôle) étant instable psychologiquement, on ne sait jamais vraiment quand elle peut exploser. Ce suspens va d'ailleurs aller crescendo tout au long du long-métrage, culminant avec une éprouvante séance de cassage de cheville au maillet qu'on n'oubliera pas de sitôt ! L'autre facteur majeur de cette tension intenable est l'emplacement du chalet où a échoué bien malgré lui le romancier Paul Sheldon, joué par James Caan. Perdu en pleine montagne, loin de toute autre habitation, le petit chalet, accueillant de prime abord, est en fait un lieu de mort. En outre, on comprend mieux dans quel état psychologique a pu finir Annie, qui a dû ressentir une morne solitude pendant ces longues années précédant la rencontre avec son auteur préféré.
En conclusion, MISERY est un thriller âpre et oppressant où Kathy Bates éclate de talent face à un James Caan sobre et efficace dans son rôle de prisonnier. Inoubliable.
Ma note 8/10

1989
La Part des Ténèbres ROMAN
LA PART DES TÉNÈBRES (George A. Romero 1993)

Critique express : LA PART DES TÉNÈBRES (George A. Romero, 1993)
Dans son roman quasi autobiographique – l'idée de départ est une mésaventure qui lui est arrivée, cf. la partie "Le Mystère Bachman" –, Stephen King s'interroge, à travers cette histoire de doppleganger maléfique, sur la notion d'auteur et du succès qu'il implique dès lors que vous gagnez la reconnaissance publique, un thème récurrent chez le romancier puisqu'aussi abordé dans "Misery" ou encore "Sac d'Os".
George A Romero, ami de longue date de l'auteur et réalisateur de la NUIT DES MORTS-VIVANTS, en tire une histoire proche du roman, mais en la tirant plus du côté du thriller que du fantastique. Il en résulte un assez bon film au suspens habilement mené et contenant assez de séquences chocs pour retenir l'attention (voir à ce sujet le début du film). En alter ego cinématographique du romancier, le trop rare Timothy Hutton est impeccable dans son double rôle de Thad Beaumont/George Starck, facettes opposées d'une même personne.
LA PART DES TENEBRES ne s'impose pas comme le meilleur film de Romero mais demeure tout de même une petite réussite; ne serait-ce que pour son ambiance.
Ma note 7/10


1990
Minuit 4 ROMAN
- Les Langoliers
LES LANGOLIERS (Tom Holland 1995) TV
- Vue Imprenable sur Jardin Secret
FENÊTRE SECRÈTE (David Koepp 2004)
- Le Policier des Bibliothèques
- Le Molosse Surgi du Soleil
Le Fléau ROMAN
LE FLÉAU (Mick Garris 1994) TV

1991
Bazaar ROMAN
LE BAZAAR DE L'ÉPOUVANTE (Fraser Clarke Heston 1994)

1992
Jessie ROMAN
Dolores Clairbone ROMAN
DOLORES CLAIRBONE (Taylor Hackford 1995)

1993
Rêves et Cauchemars RECUEIL
NIGHTMARES & DREAMSCAPES (2006) SÉRIE TV
- La Cadillac de Dolan
- Le grand Bazar : Finale
- Laissez Venir à Moi les Petits Enfants
- Le Rapace Nocturne
LES AILES DE LA NUIT (Mark Pavia 1995) - Popsy
- Ca Vous Pousse Dessus
CREEPSHOW (George A. Romero 1982)
- Dentier Claqueur
QUICKSILVER HIGHWAY (Mick Garris 1997)
- Dédicaces
- Le Doigt Télescopique
Monsters (1988) SÉRIE TV
- Pompes de Basket
- Un Groupe d'Enfer
- Accouchement à Domicile
HOME DELIVERY (Elio Quiroga 2005) COURT-METRAGE D'ANIMATION
- La Saison des Pluies
RAINY SEASON (Nick Wauters 2002) COURT-METRAGE
- Mon Joli Poney
- Désolé, Bon Numéro
SORRY, RIGHT NUMBER (Brian Berkowitz 2004) COURT-METRAGE
- La Tribu des Dix Plombes
- Crouch End
- La Maison de Maple Street
- Le Cinquième Quart
- Le Docteur Résout l'Énigme
- La Dernière Affaire d'Umney
- Le Mendiant et le Diamant

1994
Insomnie ROMAN

1995
Rose Madder ROMAN

1996
Désolation ROMAN
DESPERATION (Mick Garris 2006) TV
Les Régulateurs ROMAN (R. Bachman)
La Ligne Verte ROMAN A EPISODES
LA LIGNE VERTE (Frank Darabont 1999)

1998
Sac d'Os ROMAN
BAG OF BONES (2006)

1999
La Petite Fille qui Aimait Tom Gordon ROMAN
THE GIRL WHO LOVED TOM GORDON (George A. Romero 2006)
C½urs Perdus en Atlantide RECUEIL
COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (Scott Hicks 2001)

Critique express : COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (Scott Hicks, 2001)
A bouquin mineur, adaptation mineure. Le bouquin est l'un des moins intéressant, à mes yeux, des romans de King. Le film est à son image : il est bien réalisé mais on n'en retient pas grand chose. Le long-métrage est apparaît ainsi comme une adaptation plutôt vaine etpas forcément nécessaire. Aussitôt vu, aussitôt oublié...
Ma note 4/10

2000
Écritures ESSAI
Territoires ROMAN (en collaboration avec Peter Straub)

2001
L'Attrape-Rêves ROMAN
DREAMCATCHER, L'ATTRAPE-RÊVES (Lawrence Kasdan 2003)

Critique express : DREAMCATCHER, L'ATTRAPE-RÊVES (Lawrence Kasdan 2003)
"Dreamcatcher", le roman, est l'un des meilleurs bouquins de Stephen King dans le genre horreur depuis "Ça". J'attendais donc DREAMCATCHER, le film, avec impatience... mais aussi appréhension, au vu des précédentes adaptations ciné et TV des oeuvres du maître, pas toujours réussies... Lawrence Kasdan s'en tire haut-la-main grâce à un script très respectueux du bouquin, aussi bien dans l'histoire (sauf les 40 dernières minutes, vite expédiées en plus d'être ridicules) que sur le fond, notamment sur le langage cru et grossier (je pense aux propos de Beaver), le gore et autres merveilles sur lesquelles la censure aurait pu s'acharner.
DREAMCATCHER compte donc parmi les meilleures adaptations, même si au final on reste un peu sur sa faim, à cause d'un sentiment d'inachevé et de rapidité (le scénario passe sur beaucoup de choses dans l'exposition des faits). Cependant, pour ceux qui n'ont pas lu le livre, il ne reste qu'un honnête thriller fantastico-horrifico-sanguinolent mâtiné de S-F, au scénario brouillon et confus. Rien d'extraordinaire donc.
Ma note 6/10

2002
Roadmaster ROMAN
FROM A BUICK 8 (George A. Romero 2006)
Tout est Fatal RECUEIL
-Salle d'Autopsie Quatre
AUTOPSY ROOM FOUR (Stephen Zakman 2003) COURT-METRAGE
- L'Homme au Costume Noir
THE MAN IN THE BLACK SUIT (Nicholas Mariani 2004) COURT-METRAGE
- Tout ce que Vous Aimez Sera Emporté
ALL THAT YOU LOVE (Scott Albanese 2004) COURT-METRAGE
ALL THAT YOU LOVE WILL BE CARRIED AWAY (James Renner 2004) COURT-METRAGE
- La Mort de Jack Hamilton
- Salle d'Exécution
- Les Petites S½urs d'Eluria
- Tout est Fatal
- L.T. et Sa Théorie des A.F.
- Quand l'Auto-Virus Met Cap au Nord
THE ROAD VIRUS HEADS NORTH (Dave Brock 2004) COURT-METRAGE
- Déjeuner au Gotham Café
GOTHAM CAFÉ (Jack Edward Sawyers 2005) COURT-METRAGE
- Cette Impression qui n'A de Nom qu'en Français
- 1408
1408 (Mikael Hafstrom 2006)
- Un Tour sur le Bolid'
RIDING THE BULLET (Mick Garris 2004)
- La Petite Chanceuse
LUCKEY QUARTER (Robert David Cochrane 2005) COURT-METRAGE

2006
Cellulaire ROMAN
The Colorado Kid ROMAN

Nouvelles non publiées en recueil
Le Chat de l'Enfer
LES CONTES DE LA NUIT NOIRE (John Harrison 1990)
Harvey's Dream
EL SUENO DE HARVEY (Rodolpho Weisskirch 2005)
Les Révélations de Becky Paulson
Au-delà du Réel, l'Aventure Continue (1995) SÉRIE TV



Les apparitions du maître

A la manière d'Alfred Hitchcock ou de Peter Jackson, Stephen King prend un malin plaisir à apparaître dans les fictions adaptées de ses ½uvres. Il compose toujours un personnage truculent, ou tout du moins facilement identifiable, et c'est toujours un plaisir de le dénicher au détour d'un plan ou, carrément, d'une scène. Pour mémoire, citons entre autres ses apparitions dans MAXIMUM OVERDRIVE où il se retrouve au prise avec un distributeur de billets récalcitrant ; dans CREEPSHOW 2 en chauffeur de poids lourd ; dans SIMETIERRE en pasteur ; en fossoyeur dans LA NUIT DECHIREE ; en médecin dans LA PEAU SUR LES OS ; en chef d'orchestre dans SHINING et enfin en livreur de pizza dans ROSE RED.



Quelques apparitions de Stephen King dans (de gauche à droite et de haut en bas) MAXIMUM OVERDRIVE, SIMETIERRE, LA NUIT DECHIREE, Les Simpson...


Il a en outre eu un rôle principal dans CREEPSHOW – adaptation de la BD qu'il a scénarisé, réalisée par George A. Romero – dans lequel il joue Jordy Verril, l'infortuné bouseux victime des conséquences fâcheuses de l'exposition à une météorite. Il a fait également une brève apparition en compagnie de sa femme dans KNIGHTRIDERS (1981), toujours signé Romero. Enfin, on a pu le voir en version animée dans un épisode des Simpson. Plus récemment, il est apparu dans sa mini-série Kingdom Hospital, où il tient le rôle de Johnny B. Goode (!), le responsable technique de l'hôpital.


...et dans CREEPSHOW, SHINING ou encore Kingdom Hospital


Conclusion et remarques

Les adaptations du "Maître de Bangor" les plus réussies sont donc, sans surprise, celles dont le tournage s'est fait sous la houlette d'un prestigieux réalisateur derrière la caméra. Quant aux intermèdes télévisuels, loin d'être mauvais pour certains, n'en restent pas moins inférieurs à leurs homologues des salles obscures, la faute le plus souvent à une édulcoration de l'univers sombre et torturé de King.
Comme vous avez pu le remarquer, j'ai omis volontairement de parler des films qui ne sont pas – directement, voire pas du tout - inspirés des ½uvres de Stephen King. Pour mémoire, toutefois, retenons CREEPSHOW 1 (George A. Romero, 1982) & 2 (Michael Gornick, 1987), CONTRE-TEMPS (Allen Coulter, Kenneth Fink, Michael Gornic & Stephen Tolkin, 1991), LA NUIT DECHIREE (Mick Garris, 1992), LA TEMPETE DU SIECLE (1999), ROSE RED (Craig R. Baxley, 2002) ou encore Kingdom Hospital (Craig R. Baxley, 2005). J'ai également fait l'impasse sur toutes les suites – ratées – telles que SIMETIERRE 2 (Mary Lambert, 1992), MANGLER 2 (Michael Hamilton-Wright, 2001), les multiples opus des ENFANTS DU MAIS et SOMETIMES THEY COME BACK, CARRIE 2 : LA HAINE (Katt Shea, 2002), etc. j'en passe et des plus mauvais.
Et alors qu'on se tape ces "chef-d'½uvres", on attend toujours une adaptation magistrale du cycle de LA TOUR SOMBRE (1982-2005)...


Sites Internet

http://www.imdb.com/name/nm0000175/
http://www.comptoirlitteraire.com/detailsauteur.aspx?aid=800
http://www.stephenking999.com/


La rubrique des Dossiers du net attend vos analyses ! Il suffit de les envoyer par mail à laurent.tity@dvdrama.com en précisant sous quel nom ou surnom vous voulez être publiés. Votre texte peut porter sur le sujet de votre choix en rapport avec le DVD ou le cinéma, que ce soit sur un film, un acteur, un réalisateur, un genre... La parole est à vous !


Pour les fans du fan-boy c'est Noël. Pour les autres, c'est quand même une bonne nouvelle. Eli Roth, l'instigateur des crimes filmiques que sont Hostel et Cabin Fever, vient de se mettre d'accord avec Dimension pour réaliser l'adaptation du roman Cell de Stephen King, un de ses meilleurs de récente mémoire. Le livre, paru au début de l'année (Hollywood ne perd décidemment pas une seconde), propose, il faut l'avouer, une histoire fascinante. Qu'arriverait-il si un jour une onde éléctro-magnétique, passant à travers tous les téléphones cellulaires en communication, transformait les gens en véritables machines à tuer, zombifiées dans la seconde. Si vous voulez le savoir, lisez le roman. Sinon, vous devrez attendre que ce cher Roth nous livre sa vision de la chose. Ce ne sera pas pour tout de suite cependant car en ce moment, l'homme est en train de plancher sur le script de la suite de son déjà « culte » Hostel, qu'il devrait tourner d'ici la fin de l'année...Mais revenons à nos moutons.


Les redoutables frères Weinstein ont pour l'occasion retourner leur veste. En effet, après avoir fait faux bond à Roth en jugeant que Hostel serait trop violent et pas assez intéressant pour la firme au logo violet, ils ont fait leur mea culpa et ont proposé, pour se racheter, de mettre Roth en relation directe avec le prolixe King pour coordonner cette adaptation à venir. Nul doute donc que le pape de l'horreur typographiée, et créateur du clown qui vous a tous fait trembler un soir de doute, doit apprécier le travail d' Eli Roth (ndr : et allez, un de plus...). Toutefois, on ne va pas faire la fine bouche, le pitch est vraiment excitant et il faut bien dire que la vision de Roth à ce sujet est porteuse d'espoir. Nos confrères de aintitcool, qui connaissent bien le bonhomme, ont recueilli ses réactions à chaud. Morceaux choisis : « Je pense qu'on peut vraiment faire un croisement entre l'Armée des Morts et quelque chose du type Roland Emmerich (pour ce qui est des répercussions à travers le globe) [...] Quand l'onde se propage, je veux la voir partout, dans les restaurants, les cinémas, les évènements sportifs, tous ces endroits où les gens vous rendent fous lorsqu'ils parlent dans leur téléphone [...] J'imagine une apocalypse totale, des gens devenir fous et se mutiler aux quatre coins du globe [...] J'ai toujours voulu voir, dans les films de zombies, ce moment où le fléau frappe, et pas seulement à un endroit donné, mais partout !... »


Que celui qui n'a jamais pensé la même chose lève le bras !? Accordons à l'homme un réel enthousiasme communicatif à ce propos et des idées plutôt réjouissantes. Quoiqu'il en soit, Eli Roth s'attaquera à l'écriture du film, seul ou aidé par un compère, tout dépend de son investissement sur Hostel 2. Les choses devraient toutefois aller vite et l'on rappelle que Dimension chapeaute en ce moment une autre adaptation d'un roman de King, 1408 que réalisera Mikael Hafström (Dérapages).

# Posté le mardi 28 mars 2006 16:42

JENNA HAZE is BACK ! ! !

JENNA HAZE is BACK ! ! !
Et voila le TRAILER !

Voili voilà : le trailer le plus attendu de l'année, celui du "Jenna Haze's Darkside" de Jules Jordan est arrivé.

Ca a été long, très long, mais apparemment l'attente valait le coup !

Ca se passe ici : http://www.julesjordan.com/trailer/jenna_haze_darkside_trailer_xxx.html

Et la version soft : http://www.julesjordan.com/trailer/jenna_haze_darkside_trailer_soft.html
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# Posté le mardi 28 mars 2006 15:04

SCARLETT JOHANSSON ! ! !

SCARLETT JOHANSSON ! ! !
Scarlett Johansson est la plus sexy ! ! !


A 21 ans, l'actrice américaine Scarlett Johansson a été élue "femme la plus sexy du monde" par les lecteurs du magazine masculin FHM. Elle devance une autre comédienne, Angelina Jolie.


Scarlett Johansson n'en finit plus d'affoler la libido masculine... Après avoir dévoilé ses charmes en couverture du magazine américain Vanity Fair (voir notre article), la jeune actrice a été élue "femme la plus sexy du monde" par les lecteurs du magazine FHM. Elle devance notamment les actrices Angelina Jolie (ancienne numéro 1), Jessica Alba, Jessica Simpson, Halle Berry et Keira Knightley. Scarlett Johansson, que l'on retrouvera prochainement à l'affiche du Dahlia noir de Brian De Palma, a tenu a remercier les lecteurs de FHM qui ont participé au vote pour cet "énorme compliment".
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# Posté le mardi 28 mars 2006 12:11

COLLISION ! ! !

COLLISION ! ! !
Les destins entrecroisés de huit personnages dans les rues de Los Angeles, 24 heures avant qu'on ne retrouve le corps d'un homme sauvagement assassiné.


C'est auréolé de son succès au Festival du Film Américain de Deauville que Collision parvient jusqu'à nos écrans, un couronnement amplement mérité qui salue l'audace du réalisateur Paul Haggis dont c'est seulement le premier film. Et quel premier film ! Collision est une ½uvre éprouvante qui prend le spectateur par les tripes pour ne plus le lâcher jusqu'à la dernière seconde. L'excellent accueil que continue de recevoir ce film au budget dérisoire (6,5 millions de dollars) partout où il est projeté, et ce jusqu'aux salles américaines où l'âpreté de son sujet risquait pourtant d'en décourager plus d'un, témoigne de la portée universelle de son contenu.


Collision dresse un état des lieux des plus alarmants du Los Angeles d'aujourd'hui. Certains y verront les réminescences de la paranoïa post-11 septembre tandis que d'autres, plus familiers peut-être avec la Cité des Anges, y verront davantage l'exacerbation de l'échec tragique du melting-pot observé sur place bien avant les événements susmentionnés. Contrairement à New York où les membres des diverses communautés peuvent se rencontrer puisque l'on peut arpenter les rues à pied pour le simple plaisir de marcher ou, au choix, se rendre d'un point à un autre grâce au métro climatisé, Los Angeles est une immense mégalopole où le seul moyen de transport est la voiture. Les distances y sont tellement inhumaines qu'il ne semble même plus venir à l'esprit des habitants de parcourir ne serait-ce que cent mètres à pied. Ils n'ont guère non plus le loisir de compter sur les transports en commun, la ville étant particulièrement mal desservie par quelques rares lignes de métro aussi vétustes que dangereuses. Isolées les unes des autres, les communautés ethniques se méprisent souverainement quand elles ne se haïssent pas purement et simplement, et c'est ce triste constat que semble dresser Paul Haggis qui vit à Los Angeles depuis 25 ans.

Avant même leur statut social, les différents personnages de Collision se définissent par leur couleur. Ainsi le réalisateur noir Cameron Thayer (Terrence Howard) et sa femme Christine (Thandie Newton) qui mènent tous deux une vie aisée, se voient contraints de revenir à la brutale réalité lorsque le flic blanc incontrôlable incarné par Matt Dillon les humilie gratuitement à l'occasion d'un contrôle de routine, sous le regard écoeuré de la jeune recrue Hansen (Ryan Philippe). De leur côté, le district attorney Rick (Brendan Fraser) et sa femme Jean (Sandra Bullock) comptent cyniquement sur le vote de la communauté noire pour étendre leur influence, sans aucune considération pour ses membres. L'officier Graham Waters (Don Cheadle) assiste impuissant à la déchéance de sa mère et ne se révèle pas d'avantage capable de tirer son jeune frère du cercle vicieux de la délinquance. Le commerçant perse souffre du racisme anti-arabe post-11 septembre, tout en nourrissant une véritable haine pour les Latinos, exprimée concrètement à travers les accusations qu'il profère envers le serrurier qui lui conseille de faire refaire la porte de son magasin. Tous les personnages de Collision sont pétris de préjugés, qu'ils en aient conscience ou non. Le seul qui l'admet volontiers est sans conteste l'officier Ryan (Matt Dillon) qui revendique haut et fort sa haine des Noirs. Avec de tels personnages en guise de « héros », éminemment antipathiques pour certains d'entre eux, il paraît évident que Paul Haggis n'a pas l'intention de caresser le spectateur dans le sens du poil. Sa volonté ouvertement affichée d'exposer les individus tels qu'ils sont, dans toute leur grandeur comme dans toute leur laideur, explique sans mal les difficultés que le réalisateur a rencontrées lorsqu'il s'est agi de trouver les financements nécessaires à un tel projet.


Car la démarche de Paul Haggis ne se résume pas à placer ses personnages dans un bocal pour les regarder évoluer dans leur coin et se détester de loin, le film traite, comme son titre l'indique, d'un choc extrême qui va forcer ces mondes opposés à se rencontrer et les individus à se regarder pour la première fois en face. ¼uvre dramatique extrêmement construite s'étalant sur une durée diégétique de 36 heures, Collision met l'accent sur l'impact de la moindre action de l'un sur la vie des autres, aussi éloignés soient-ils en apparence. Dans sa forme, le film évoque forcément Traffic, autre grand film choral à message : les ambiances sonore et visuelle, la fluidité de la mise en scène qui coule d'un personnage à l'autre entretiennent un lien de parenté assez flagrant avec l'excellent film de Steven Soderbergh. Paul Haggis n'a pas la prétention de faire mieux que ce dernier, son but est d'interpeler le spectateur sur un sujet habituellement utilisé en toile de fond mais jamais réellement traité de front : le racisme. A travers le large panel de personnages qu'il nous propose de découvrir, il nous demande finalement de nous interroger sur nous-mêmes, de nous regarder nous-mêmes en face.


Servi par une distribution magistrale dominée par Matt Dillon et Don Cheadle, Collision est un film tout simplement bouleversant, l'un des plus beaux de cette rentrée voire de l'année 2005. Une expérience viscérale, un film essentiel.


Premier long-métrage de Paul Haggis, Collision, chronique polyphonique, regroupe huit personnages dont les destins vont s'enchevêtrer pendant 24 heures dans l'anonymat de Los Angeles. Sur un bon filon (les problèmes raciaux), le scénariste de Million Dollar Baby signe un énième mélodrame moralisateur, très relevé en pathos calibré pour ceux qui prétendent tout savoir de la vie. Une sorte d'escroquerie que certains essayent de nous faire passer pour un grand film.


On l'entend partout : "Collision est un film bouleversant et essentiel", "l'un des plus beaux de l'année 2005"... Pluie d'adjectifs pompeux et inexacts pour vendre ce qui ressemble grosso modo au plus beau pétard mouillé de l'année. Crash (Collision, en français) est le premier long-métrage de Paul Haggis, scénariste de Million Dollar Baby, et n'a comme point commun avec l'opus Cronenbergien que l'accident de voiture. Sur le papier, un projet pareil (des personnages perdus dans L. A. se remettent en question etc.) fait envie d'autant que la profusion d'acteurs hétéroclites - des acteurs qui commencent à être has-been - assure au film une certaine tenue et confère ainsi une singularité évidente. A l'écran, le résultat n'est pas aussi enthousiasmant que prévu.


Le premier problème de Collision tient dans sa structure même de chronique polyphonique où Haggis brasse beaucoup (trop) de sujets et de personnages. Il reste en surface et n'exploite pas tous les potentiels. En filigrane, à travers ses accidents de voiture et autres accrocs sociaux où le thriller ne devient qu'un prétexte pour brosser un "grand" drame humain, le récit sous-tend qu'une mégalopole (ici, Los Angeles) favorise le repliement des gens sur eux-mêmes, avec leurs idées toutes faites. Il aboutit à la conclusion selon laquelle les relations humaines sont principalement basées sur le racisme et par extension la dégradation de l'homme par l'homme lui-même. Or, le surévalué Paul Haggis prend ces exceptions pour en faire des généralités et tombe dans les écueils qu'il tentait d'éluder, avec cette envie maladroite voire outrecuidante d'asséner quelque chose d'inédit alors qu'il ne recycle que des ficelles connues. En revanche, il autopsie assez bien un monde violent, le nôtre, en proie à la haine, à l'insécurité, à la paranoïa, et retranscrit un climat de peur très actuel où la menace est susceptible de cueillir à chaque instant. Ceci explique son succès surprise aux Etats-Unis. Les répercussions de cette angoisse latente se manifestent de manière explicite chez tous les personnages sans exception, prisonniers de leurs conditions et d'une société gangrenée par les préjugés. Ceux, féminins, campés par Sandra Bullock et Tandie Newton, incarnent cette prise de conscience et subissent un traitement particulier : un événement, brutal et inattendu comme une collision, va surgir dans leur vie tranquille et progressivement les singulariser du système. Dans la fausse indifférence ou la compassion muette de leurs conjoints désarmés.


Tout ce petit monde manque terriblement d'amour et court après une humanité disparue. Radiographie d'une société en manque de contact ? Assurément. Mais ces passages presque touchants, où chacun se trouve confronté à la terrible dictature des apparences ou alors exprime un mal-être, un besoin d'aimer, sont partiellement gâchés par le film dans son unité, très mode (on pense à Short Cuts, Traffic, Lantana, 11h14, surtout Magnolia et 21 grammes) et opportuniste dans sa démarche. Il se déroule en 24 heures, à Los Angeles, entrecroise les destins et tente par intermittences des velléités auteurisantes sous une apparence commerciale. Seulement, à chaque segment, l'ombre tutélaire de Paul Thomas Anderson (ou d'un autre virtuose du brassage des sous-intrigues) entache ce récit assez moralisateur et lelouchien sur les clivages sociaux, la disparité des classes et le prétendu civisme.


On ne parle pas d'hypocrisie parce que le film ne renie pas un sujet qu'il traite à fond, mais de lourdeurs pesantes, de résolutions faciles. En somme, d'une boursouflure rélevée en pathos, d'un objet consensuel malgré lui tant il cligne ostensiblement à l'½il du spectateur. L'interprétation de bonne facture (mention spéciale pour l'excellent Michael Pena) et certains détails comme le cameo de Tony Danza ne sauvent pas la lourde démonstration qui afflige bon nombre des personnages et de situations. En jouant moins la carte du chantage émotionnel – débordement lacrymal comme pour éviter les sujets épineux et toute forme d'ambiguïté –, le film aurait certainement montré ce qu'il avait au fond des tripes. Or, on assiste à un film choral fadasse qui n'atteint à aucun moment son dessein tant recherché : la quête du "film coup de poing". Ne vous y trompez pas : son grand prix à Deauville (et maintenant l'oscar du meilleur film) confirme(nt) le consensus nauséabond qui surestime ce machin indolore et simplement mauvais.


Fraîchement auréolé de l'Oscar du meilleur film de l'année, littéralement dérobé au nez et à la barbe d'une bonne demi douzaine de vrais bons films, Crash/Collision le petit bijou d'une rare puissance démagogique et hypocrite permet d'une part, de laisser tout espoir aux scripts mielleux de Kevin Williamson de repartir avec une statuette les prochaines années (oui c'est gratuit, mais ça soulage), mais surtout d'offrir un joli coup de pub pour la futur réédition collector du film de Paul Haggis. En effet si une édition "classique" est attendue prochainement en France, Crash s'offrira deux disques en avril prochain de l'autre côté de l'atlantique.

# Posté le lundi 20 mars 2006 07:49

NATALIE PORTMAN ! ! !

NATALIE PORTMAN ! ! !
Natalie Portman se lâche pour le Saturday Night Live !



Héroïne du révolutionnaire "V pour Vendetta", Natalie Portman joue la carte de l'humour dans un clip de rap tourné pour l'émission Saturday Night Live. Enorme !



Natalie Portman comme vous ne l'avez jamais vue ! A l'occasion de la sortie de V pour Vendetta, la douce comédienne a accepté de casser son image pour les besoins d'un clip de rap parodique réalisé dans le cadre de l'émission comique Saturday Night Live. Une vidéo aussi surprenante qu'hilarante, dans laquelle l'actrice lance telle avec violence des Fuck, Suck et autres insultes. Et quand Natalie se lâche, c'est tout simplement culte ! A découvrir d'urgence...


Découvrez le rap de Natalie Portman ! ! !


www.natalieportman.com
www.youtube.com

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# Posté le lundi 20 mars 2006 07:34